Passion Raku

La technique du raku

Le raku

« Le bonheur est dans le hasard », traduit à merveille ce petit mot mystérieux…L’aspect aléatoire est en effet indissociable de la technique du raku. De nombreux paramètres liés au temps qu’il fait, au combustible utilisé et à bien d’autres encore, interfèrent dans le rendu final, après que les pièces ont subi, au sortir du four, les « épreuves » successives du choc thermique et de l’enfumage.

L'émaillage

Après la première cuisson (ou biscuitage) qui transforme l’argile en céramique, vient la phase d’émaillage. Préalablement à cette étape, je peux « réserver », (à l’aide de scotch ou de cire, par exemple), les zones que je ne souhaite pas émailler et qui au final, ressortiront noires. Ensuite, j’applique l’émail soit par trempage, soit au pinceau. Après quoi, je dispose mes pièces dans le four en prenant soin de les espacer suffisamment.

J’utilise en extérieur, un four à gaz (propane) qui dispose d’une régulation électronique.
Je programme la température et le temps, et c’est parti pour 2 heures de cuisson!
Une fois la température de 980° atteinte, lorsque l’émail est fondu, j’ouvre le four et je sors les pièces encore rougeoyantes à l’aide de pinces. Je les dépose ensuite quelques instants sur le sol.
C’est lors de cette étape qu’a lieu le choc thermique, qui fait craqueler et durcir l’émail.
Les pièces ayant ainsi un peu refroidi à l’air libre, je les saisis de nouveau à l’aide des pinces, pour les déposer dans un bac métallique  dont le fond

est tapissé de sciure de bois. Au contact des objets encore très chauds, celle-ci s’enflamme. Je rajoute alors de la sciure pour recouvrir le tout, et ferme le bac à l’aide d’un couvercle. C’est l’étape finale de la cuisson raku: l’enfumage. Pour éviter que la fumée ne s’échappe trop du récipient, j’enrobe celui-ci de linges mouillés.
Au bout d’un certain temps qui peut varier d’une à plusieurs heures, je sors les pièces du bac et procède alors à leur nettoyage. La fumée a pénétré dans les craquelures, et dans les zones non émaillées, les faisant ressortir noires. Je découvre  enfin avec émotion mes pièces terminées, et, le plus souvent, le hasard -du choc thermique, de l’enfumage- a bien fait les choses!

La cuisson

               Les pièces incandescentes à l’ouverture du four: l’émail est en fusion.

L'enfumage

L’émail a craquelé et durci, les pièces sont déposées dans la sciure.